Réponse à la question: Est-ce que les Mormons célèbrent Noël ?

Publié le 30 Décembre 2011


Depuis que je suis devenu membre de l’Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours il y a de cela des années, on m’a souvent posé la question suivante:

Est ce que les Mormons célèbrent Noël ?

J’étais plutôt étonné par la question. Bien que j’aie grandi dans une région où il y avait peu de mormons, je savais que les Saints des Derniers Jours fêtaient Noël parce que le Chœur du Tabernacle passait chaque année à la télé à Noël.

Je pensais que tout le monde savait que les Mormons fêtent Noel mais je me trompais.

Il y a quelques années, j’étais à l’hôpital pour voir un spécialiste. Cet homme avait passé quatre ans à l’université et huit ans à la faculté de médecine. Il savait que j’étais mormon. A la fin de la consultation, il me demanda si les Mormons fêtaient Noël. Je lui répondis que nous célébrons Noël en grande pompe. Plus tard, je me suis dit que si un érudit comme lui ne savait pas que les Mormons fêtaient Noel, il y avait de fortes chances que beaucoup d’autres ne le sachent pas non plus.

Mon plus cher souvenir de Noël remonte à 2003. Deux de mes cousins me rendaient visite. Ils avaient grandi dans une ferme près de Castleton, Ontario au Canada. L’un deux, celui qui aime la photographie, avait une photo noir et blanc qui remontait au 25 décembre 1963.

Sur la photo, il y avait mon frère, ma sœur, mes deux cousins et moi. Trois d’entre nous étions assis sur le sofa et deux se tenaient debout derrière. Nous étions tous des enfants à l’époque. Nous avons réalisé que la photo avait été prise à la maison d’un autre cousin à Newmarket, Ontario où j’habitais. A ma grande surprise, aucun de nous ne se souvenait avoir passé Noël ensemble. Alors nous avons imité la photo. Nous avons repris nos places d’alors et tiré une nouvelle
photo.

J’ai été élevé dans l’Eglise baptiste. A l’adolescence, je me suis converti à une religion qui ne célébrait pas Noël. Là où j’habitais à l’époque, presque tout le monde célébrait Noël et je sortais du lot moi qui ne le célébrais pas.

Malheureusement, j’ai fait l’objet de plusieurs remarques désobligeantes selon lesquelles quelque chose n’allait pas chez moi ou dans mon église pour décider de ne pas célébrer Noel. Ces anecdotes m’ont fait prendre conscience de mes différences religieuses. Je n’oserais jamais être impoli vis-à-vis d’une personne d’une religion différente de la mienne.

Avant de prendre ma retraite il y a cinq ans, je travaillais à Toronto. D’après une étude, Toronto est la ville la plus ethniquement diversifiée du monde. J’y ai travaillé avec des sikhs, des musulmans, des juifs, des hindous et des chrétiens de différentes dénominations. Quelle expérience enrichissante pour moi ! Cela m’a rendu plus tolérant des autres religions. J’ai le plus grand respect pour les autres religions et pour les personnes qui ne sont pas de ma foi. C’est en parfaite harmonie avec le onzième article de foi qui déclare que chacun a le droit d’adorer comme il l’entend.

Selon moi, Noël est la célébration d’un des événements les plus miraculeux de l’histoire de l’humanité: la naissance de Jésus sur la terre. Je déplore la commercialisation actuelle de Noël.

C’est aussi l’occasion de se retrouver en famille. Je fais toujours en sorte d’être en famille chaque Noël. Je sais qu’il y a beaucoup de personnes d’autres religions qui ne célèbrent pas le côté religieux de Noël mais qui célèbrent les aspects culturels de Noël tels que les fêtes et l’échange de cadeaux.

Je me trouve béni de vivre dans une partie du monde où nous jouissons de la liberté religieuse de célébrer Noël ou toute autre fête religieuse de notre choix.

Je suis membre d’un panel du conseil municipal de la ville de Newmarket appelé Comité Conseil d’Inclusion. Cela signifie en partie que peu importe la foi religieuse d’un individu, celui-ci est le bienvenu à Newmarket.

Notre panel comprend des chrétiens, des hindous et des musulmans. Nous respectons tous nos croyances respectives et nous nous entendons très bien à chaque réunion.

Je crois que je suis le premier Saint des Derniers Jours à être membre du panel de Newmarket. La ville que j’habite a beaucoup changé depuis mon enfance. Pendant mon enfance à Newmarket dans les années 50 et 60, presque tout le monde était soit catholique soit protestant. Aujourd’hui, il y a une communauté juive, une paroisse mormone et un endroit pour le rassemblement des musulmans.

Ma communauté change et je suis content du pluralisme religieux qui y existe et que les gens s’y entendent si bien.


(Publié par Deseret News – Traduit par Caroline)


1 commentaire:

Ebick Ngoma Ebiakobo a dit…

Merci pour ce témoignage sur le fait si les Saints des derniers célebrent ou non noël. En effet nous celébrons que même la première présidence passe des veillée de noël (www.lds.org)